Dunk Chicken and Blood – Gilles Rochier

15 janvier, 2009 par voiretlire

Sorti il y a tout juste un an pour Angoulême, il était temps de parler ici de Dunk Chicken and Blood, et plus particulièrement du travail de Gilles Rochier. A noter tout d’abord que depuis ce petit livre, Temps mort a été publié chez Six pieds sous terre, et d’autres projets ont l’air d’être en court de route (à voir sur le blog de Gilles Rochier).

Le graphisme de ce dessinateur autodidacte se reconnaît au premier coup d’oeil, pour se faire une idée de ce que peut représenter le travail de Gilles Rochier, rien de mieux que de faire un tour sur sa série de portraits sur Grand Papier, Get Fresh, magnifique, et sur son book en ligne, qui recèle des surprises étonnantes.

Le scénario de Dunk Chicken and Blood ne peut pas vraiment être raconté sans en gâcher la lecture, tout ce que l’on peut dire c’est qu’un jeune de banlieue décide de travailler dans une boucherie pour pouvoir se payer une paire de “Dunk”, le reste est à découvrir par soi-même, c’est drôle et très bien écrit. L’histoire est relativement courte, et Gilles Rochier parvient à créer une ambiance, un personnage et des situations dont on s’imprègne directement en un rien de temps, c’est surprenant.

Pour en savoir plus sur la manière de travailler de Gilles Rochier (très intéressante et quelque peu déstabilisante), il faut lire le Comix Club consacré au dessin, édité par Groinge comme ce livre.

Dessins 1

13 décembre, 2008 par voiretlire


Très belle initiative d’Eric Mahé (EM) et des éditions La Chose, cette “nouvelle revue collective de dessin” (d’après EM lui-même) regroupe des habitués (Sébastien Lumineau, Tofépi, Badame l’Ambasadrice, Nylso) que l’on retrouve souvent dans des revues de bande dessinée (dont l’excellent Nouveau Journal de Judith et Marinette), et des têtes moins connus (comme Sir Gong et Fritz). Une dizaine de pages de découvertes, de liberté et de plaisir.

Ci-dessous Eric Mahé et Badame l’Ambasadrice.

Dopututto 13

15 octobre, 2008 par voiretlire

Nouveau numéro de la revue Dopututto sous le signe de la chance/malchance (numéro 13 oblige) et du trésor, avec une formule originale puisque toutes les pages sont divisées en deux, offrant ainsi une lecture dans les deux sens. Au sommaire de cet opus très réussi : Ronald Grandpey, Amandine Ciosi, Marie de Monti, Sandrine Martin, Marion Puech, Takayo Akiyama, Gauthier, El don Guillermo, Singeon, Estocafich, Delphine Panique, Bapton, Anne Simon, Cyril Doisneau, Gangster Ced et Claude Cadi. La couverture (magnifique) est signée Singeon, on y retrouve une grande partie des personnages évoqués dans les différentes histoires, un très beau travail tant au niveau graphique que synthétique.

Tous les auteurs valent le détour, mais on remarquera (entre autres) les très belles apparitions de Marie de Monti et de Sandrine Martin.
Deux extraits ci-dessous (Marie de Monti et Estacofich) pour mieux se rendre compte de la chose :

Avec cette revue est offert un petit livre d’Anne Simon, Rognure, résultat des dernières 24h de la bande dessinée d’Angoulême, histoire piquante et très bien menée.

A noter que le site internet de Misma a été entièrement refait, et c’est aussi une réussite, plein de choses à voir ici donc : www.misma.free.fr.

Notes pour plus tard & Victime de la rue – Jonathan Larabie

28 août, 2008 par voiretlire

Il était largement temps d’évoquer ici le travail de Jonathan Larabie, jeune auteur de bandes dessinées (la plupart du temps autobiographiques), talentueux dessinateur discret au cœur de la scène alternative. Quelques fanzines auto-publiés (souvent très bien faits), de nombreuses apparitions remarquées dans le Nouveau Journal de Judith et Marinette, et quelques publications chez Les Taupes de l’Espace (éditeur de la dite revue). Jonathan Larabie excelle dans ce domaine qu’est la bande dessinée, mais aussi tout simplement dans le dessin : des crayonnés simples et qui se suffisent souvent à eux-mêmes, des encrages propres, des traits sûrs, des personnages expressifs, un style clair…

Voici deux de ses fanzines auto-publiés, le premier, notes pour plus tard, est un recueil d’humeurs dessinées au crayon à papier pendant l’été 2003. Très drôle, avec un “work in progress” très intéressant (voir extrait 2).

notes pour plus tard [couverture]

notes pour plus tard [extrait 1]

notes pour plus tard [extrait 3]

Le deuxième fanzine choisi est Victime de la rue, dernière auto-publication en date, histoire personnelle de Jonathan Larabie lui-même avec son skate, je n’en dis pas plus, le récit est délicieux, on ne se lasse pas de relire ce petit bijoux assez court tout de même (trop)… Cette fois les dessins sont encrés, très belle réussite graphique sur un format assez petit.

Victime de la rue [couverture]

Victime de la rue [extrait]

Jonathan Larabie est un auteur doué, tout simplement, un dessinateur (autodidacte ?) rusé, un scénariste de génie. Je n’exagère rien, il suffit d’ouvrir un de ces livres pour s’en rendre compte.

Pour plus d’informations rien de tel que son site web, avec beaucoup de ses histoires en ligne, ce qui ne doit pas empêcher d’acheter ses fanzines (les frais de port sont offerts, pourquoi s’en priver ?!). Notons que ce site très sobre est aussi une grande réussite. Trois histoires publies sur Grand Papier. Et je le rappelle il faut acheter le Nouveau Journal de Judith et Marinette dans lequel cet auteur (disons-le encore) trop rare publie des histoires cinglantes presque à chaque numéro.